|
Pour les citoyen(ne)s du monde voulant dénoncer et s'informer sur les
|
|
On this side are the numerous ways to surf the Siriel-Media articles.
Sections
Chercher - Search Dossiers
by themes •Activ. & Actions
•Causes & solutions •Democracy •Untruthful Propaganda •Soc: Associations ::Justice & Human Rights:: •Crime of War •Crime a. humanity •Protection Duty •Collective Rights •Personal Freedoms •Sanctions-blockade ::World Relations:: •Crime vs Peace (invasion) •Imperialism & Neocon. Special
|
L'onde du chaos, par Alain Gresh (Le Monde Diplomatique, Sept. 2003)
[Themes:
:: Extraits et version française ci-dessous… La situation actuelle de violation des droits de la personne et d’insécurité généralisée est « en grande partie le résultat de décisions, d’actes et d’omissions du gouvernement des Etats-Unis, des autres gouvernements de la coalition et de certains éléments du gouvernement de transition afghan ». Et, plus loin, le rapport dénonce la coopération des forces alliées avec les chefs de guerre responsables des pires abus (rapport de l’organisation américaine Human Rights Watch, publié en juillet 2003, intitulé « Killing you is very easy thing for us » (Vous tuer est très facile pour nous)). Kaboul et Bagdad ont au moins en commun les coupures d’électricité. Dans la capitale irakienne, cinq mois après la chute du régime, les besoins de base restent insatisfaits. Les habitants contemplent, ébahis, les soldats américains, avec leurs habits futuristes, leurs extraordinaires moyens technologiques, leur logistique qui leur assure eau minérale et nourriture abondante. Pourquoi alors sont-ils incapables de rétablir l’eau potable, de faire fonctionner le téléphone, d’assurer le courant électrique? Incapable de restaurer l’ordre, la sécurité et les services de base, le Pentagone, qui administre l’Irak comme une colonie, ne comprend pas la résistance qu’elle attribue, à tort, aux seuls partisans de l’ancien dictateur, et ne déchiffre pas la méfiance de la population. Pourquoi celle-ci se plaindrait-elle, alors que les Etats-Unis l’ont débarrassée d’un tyran ? C’est que les Irakiens savent la part que Washington a prise dans leur long calvaire. Ils attendent encore les excuses pour le soutien des Etats-Unis à M. Saddam Hussein dans les années 1980 – il n’ont pas entendu celles de la France non plus… Ils n’ont pas perçu le moindre regret pour la passivité des armées alliées durant l’insurrection du printemps 1991 ni pour l’embargo meurtrier qu’ils ont subi. Ni pour les milliers de morts civils provoqués en 2003, notamment par les bombes à fragmentation (7) ou le napalm. On évoque beaucoup les pertes américaines en Irak depuis la fin officielle des hostilités. Mais qui se soucie des centaines d’Irakiens tués dans des opérations de maintien de l’ordre ou pour avoir manipulé des munitions non explosées ? Des plus de 5 000 prisonniers détenus sans jugement, la grande majorité n’ayant aucun rapport avec les crimes du régime précédent ? Amnesty International, dans un rapport publié le 23 juillet, dénonçait les pratiques de « torture » et de « maltraitance » à l’encontre de ces prisonniers. Plusieurs détenus seraient morts en prison, « à la suite de tirs des forces de la coalition». Les soulignements sont de Siriel Admin. L’article est offert gratuitement par Le Monde Diplomatique www.monde-diplomatique.fr/2003/09/GRESH/10326[ create a profile (account) to comment ] | ||||||||