see an English letter about this crisis
SOLIDARITÉ IMMÉDIATE :
Écrivons d’urgence pour exiger de l’État mexicain de cesser immédiatement la répression et l’intimidation contre les communautés d’Oaxaca (Mexique)
- Comité (de Québec) de solidarité avec l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca.
Avant de vous partager une lettre-type que vous pouvez envoyer par courriel ou par la poste, voici un résumé-synthèse de cette crise…
Sommaire :
— Mise en contexte: Étrangement, les personnes ciblées étaient parmi les représentantes des communautés et mouvements sociaux qui s’étaient unis pour demander le départ du gouverneur d’Oaxaca.
— Juin 2007: une tentative de dialogue est reçue par un assaut violent
— Quelle fut la réponse du gouvernement ?
— La communauté appelle à l’aide internationale après la visite impromptue de l’armée
— À qui écrire & une lettre-type.
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RÉSUMÉ DE LA SITUATION
Une nouvelle vague de répression contre des communautés d’Oaxaca
MISE EN CONTEXTE — Étrangement, les personnes ciblées étaient parmi les représentantes des communautés et mouvements sociaux qui s’étaient unies pour demander le départ du gouverneur d’Oaxaca.
Le soulèvement non violent de la société civile dans l’État d’Oaxaca s’est produit lorsque le gouverneur a décidé de réprimer violemment la grève des enseignant-es d’Oaxaca (une province du Mexique) en juin 2006. À preuve, rappelons que Brad Will, un jeune reporter-vidéaste indépendant, a été assassiné en public par des hommes de main du gouverneur le 27 octobre 2006. La quasi totalité de la société civile –soit une coalition de plus de 400 communautés et organismes réunis au sein de l’APPO ( Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca )—, exigeait une démocratie moins corrompue et plus légitime. « L’APPO est une alliance ou coalition créée dans l’esprit qu’il ne faut pas accepter qu’une partie de notre société soit violée dans ses droits fondamentaux. La revendication qui nous unit, c’est le départ du gouverneur », résumait Mme Villalobos Cuamatz, coordonnatrice d’un regroupement de communautés indigènes. Les peuples d’Oaxaca estiment que le gouverneur en place, Ulises Ruiz Ortiz, est corrompu, violent et aurait été élu par des fraudes électorales et donc qu’il n’est pas légitime. Les Mexicain-nes s’insurgent aussi contre la corruption extrême du système politique.
Plus de 20,000 soldats et policiers, appuyés par des blindés, ont forcé les gens de Oaxaca à quitter leurs lieux de protestation et à libérer les stations de radio vers la fin de l’année 2006.
Tout comme sa défunte consoeur et son confrère venus nous rencontrer à Québec en novembre 2006, Dolores Villalobos Cuamatzi, très respectée et d’un grand leadership, a donné des conférences à Québec en avril 2007 lors d’une tournée au Canada et au Québec pour témoigner des souffrances des peuples d’Oaxaca qui subissent une répression directe. Elle fait partie de la coordination du Conseil indigène populaire d’Oaxaca – ‘Ricardo Flores Magón’ (CIPO-RFM), qui regroupe plusieurs peuples indigènes. Le CIPO-RFM est reconnu, par les observateur-trices internationaux, comme une organisation très démocratique et non violente.
Mme Villalobos Cuamatzi dénonce les menaces et les enlèvements subis par les leaders sociaux qui appuient l’APPO. Elle dénonce particulièrement l’absence totale de justice (aucune enquête et encore moins d’accusation formelle) lorsque des crimes graves, dont l’assassinat, sont commis contre des personnes qui critiquent le pouvoir.
Juin 2007: une tentative de dialogue est reçue par un assaut violent
La communauté de San Isidro Aloápam, membre du CIPO-RFM, mène un processus judiciaire au niveau municipal pour défendre ses forêts des coupes extensives. Les responsables de l’assemblée de San Isidro Aloápam ont appelé la police pour lui faire part de ses inquiétudes quand ils ont appris que des bûcherons de la municipalité voisine de San Miguel Aloápam avaient ignoré la contestation judiciaire —en affirmant que les arbres étaient malades et devaient être coupés.
Le 18 juin 2007, une délégation non armée et non violente a voulu rencontrer les bûcherons pour leur expliquer la situation et pour qu’ils se retirent, mais ces derniers ont répondu par des balles d’armes à feu et la séquestration de cinq personnes (4 hommes et 1 femme). Les personnes captives ont été amenés à San Miguel Aloapam où ils auraient été frappés, torturés physiquement et psychologiquement. Ces personnes auraient été menacées d’être brûlées vives et sont détenues dans des lieux inconnus.
Quelle fut la réponse du gouvernement ?
D’abord le gouvernement a informé la communauté que des responsables de la municipalité San Miguel Aloapam allaient libérer les cinq personnes si la communauté leur remettait, en échange, sept élu-es et employés précis. Est-ce que le gouvernement appuie ce chantage par une prise d’otages? Il semblerait que oui car l’État encourage une campagne médiatique visant à faire paraître comme violentes et dangereuses les communautés indigènes. Étrangement, les personnes demandées en échange ont mené une campagne internationale pour dénoncer la répression par le gouverneur d’Oaxaca (Ulises Ruiz Ortiz) et par l’État mexicain. Parmi les sept personnes, il y a Dolores Villalobos Cuamatzi du CIPO-RFM, qui donna des conférences à Québec, au Québec et au Canada en avril dernier (2007).
La communauté appelle à l’aide internationale après la visite impromptue de l’armée
Le 26 juin 2007, à 9h30 heure locale, deux camionnettes de SEDESOL (ministère mexicain du développement social) et une voiture avec 12 soldats sont entrés à San Isidro Aloapam pour, visiblement, chercher quelque chose. Les soldats ont demandé aux enfants ce qui s’était passé dans les bois et ils ont interdit aux gens de filmer cette visite impromptue de l’armée. De plus, les autorités ont bloqué les ponts qui permettent un accès à la ville, ce qui oblige les gens à passer par des routes indirectes exigeant un voyage de plus d’une journée pour chercher de la nourriture ou pour tenter de chercher de l’aide.
Vu les mauvais traitements subis par certains membres, les porte-parole de la communauté craignent que cela soit le signe d’une vague de répression et d’intimidation. D’ailleurs, les enseignant-es ont quitté la communauté par peur pour leur sécurité.
La communauté de San Isidro Aloapam a l’appui…
• du CIPO-RFM (Conseil Populaire indigène d’Oaxaca Ricardo Flores Magon), un regroupement de plusieurs peuples autochtones d’Oaxaca qui appliquent des principes de non-violence et de démocratie directe,
• de VOCAL (Voces Oaxaqueñas Construyendo Autonomía y Libertad), une coalition de plusieurs communautés, peuples, organismes et citoyen-nes qui dénoncent la répression à Oaxaca et souhaitent une démocratie plus directe. VOCAL a participé à la campagne de l’APPO (Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca).
• et plusieurs collectifs de citoyen-nes du Canada et du Québec, dont le nôtre à Québec!
Les porte-paroles locaux de cet appel :
Dolores Villalobos, Rosario Gómez, Simón YIlescas, Crisologo Calleja, Pedro Bautista Rojas y Miguel Cruz Moreno.
Comité (de Québec) de solidarité avec l’Assemblée populaire des peuples d’Oaxaca
solidarite_appo
yahoo.ca / 1-418-521-4099
[ ce résumé a été rédigé par Michaël Lessard ]
Qui sommes-nous ?
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POUR EN SAVOIR PLUS :
visitez notre dossier sur le Centre des médias indépendants du Québec
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LETTRE-TYPE SUGGÉRÉE
S’il vous plaît écrivez d’urgence pour exiger de l’État mexicain de cesser immédiatement la répression et l’intimidation contre les communautés de Oaxaca (Mexique).
Voici une lettre en espagnol que vous pouvez envoyer… il suffit de changer les parties en gras (format .rtf pour Word 95).
Vous pouvez lire la traduction française ici
( MERCI aux autres comités au Québec et au Canada qui ont produit la première version…)
(mise à jour le 12 juillet 2007)
Voici aussi une courte lettre en français envoyée à des politicien-nes par le Réseau du Forum social de Québec Chaudière-Appalahces.
À QUI ÉCRIRE
MÉTHODE SIMPLE PAR COURRIEL (le tout est inclus dans la lettre-type ci-dessus)
- copier-coller la lettre dans un courriel et changez les parties en gras
- envoyez à (vérifiées le 12 juillet 2007): c.secretario
semarnat.gob.mx, delegado
oaxaca.semarnat.gob.mx, iloyola
profepa.gob.mx, delegado_oax
correo.profepa.gob.mx, conafor
conafor.gob.mx, felipe.calderon
presidencia.gob.mx, correo
cndh.gob.mx, correo
cedhoax.org
- envoyez un autre courriel avec une explication au gouvernement de votre pays et aux élu-es.
N’oubliez pas d’aviser aussi le chef ou la cheffe de votre État et la personne ministre des Affaires extérieures ou responsable des droits humains.
Les adresses courriel des député-es pertinents sont incluses dans la lettre-type. Pour écrire une lettre-papier ou un fax, voir les sites premier ministre du Canada et ministre des Affaires extérieures.
Juan Rafael Evira Quesada
Titular de la Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales, SEMARNAT
Teléfono: 5628 0602 al 05, Fax: 56-28-06-43, Red: (Red 300,349 Red de Voz: 10901)
E-mail: c.secretario
semarnat.gob.mx
Blvd. Adolfo Ruiz Cortínez 4209 Col. Jardines en la Montaña. C.P. 14210. México D.F.
Esteban Ortiz Rodea
Delegado Federal en Oaxaca de SEMARNAT
teléfono: (951) 512 96 00, Fax: 951-5129634, Red: 29630
E-mail: delegado
oaxaca.semarnat.gob.mx
Ignacio Loyola Vera
Procurador Federal de Protección al Ambiente, PROFEPA
Teléfono: 26-15-20-95 54-49-63-00, Fax: 26-15-20-41
E-mail: iloyola
profepa.gob.mx
Oficinas Centrales: Ajusco 200 CP 14210 Col Jardines en la Montaña, Distrito Federal, TLALPAN
Edgar Guillermo Sigler Andrade
Delegado de la PROFEPA en Oaxaca
Télefono: 9515160078, 9515141991, Fax: 9515169213
Email: delegado_oax
correo.profepa.gob.mx
Av. Independencia 709, Palacio Federal, Centro. CP 68000 Col Centro Oaxaca de Juárez, Oax.
Salvador Anta Fonseca
Gerente regional en Oaxaca de la Comisión Nacional Forestal, CONAFOR
Sabinos 402, Oaxaca de Juárez, Oaxaca. Colonia Reforma
Teléfono: 01 951 5187210
E-mail: conafor
conafor.gob.mx
Presidente FELIPE DE JESÚS CALDERÓN HINOJOSA
Residencia Oficial de los Pinos Casa Miguel Alemán, Col. San Miguel Chapultepec, C.P. 11850, México D. F., Tel: +521 (55) 27891100, Fax: +521 (55) 52772376
felipe.calderon
presidencia.gob.mx
Licenciado Francisco Javier Ramírez Acuña,
Secretario de Gobernación,
Bucareli 99, 1er. piso, Col. Juárez, Delegación Cuauhtémoc, México D.F., C.P. 06600, México,
Fax: +521 (55) 5093 3414, Tel. +521 (55) 5093 3400
La dirección mail no aparece en los directorios, favor de mandar comunicación por fax
Lic. Eduardo Medina-Mora Icaza,
Procurador General de la República
Av. Paseo de la Reforma #211-213 Col. Cuauhtémoc, Delegación Cuauhtémoc. México
D.F., C.P. 06500
Para enviar correos en línea: www.pgr.gob.mx/index.asp
Dr. José Luis Soberanes Fernández
Presidente de la CNDH
Periférico Sur 3469, Col. San Jerónimo Lídice, 10200, México, D.F.
Tel: 631 00 40, 6 81 81 25, Fax: 56 81 84 90, Lada sin costo: 01 800 00
Correo electrónico: correo
cndh.gob.mx
Jaime Mario Pérez Jiménez
Presidente de la Comisión Estatal de Derechos Humanos
Domicilio: Calle de los Derechos Humanos no. 210, Col. América, C.P. 68050, Oaxaca, Oax.
Teléfonos/Fax: Lada (951) 503 02 20, 503 02 21, 513 51 85, 513 51 91, 51351 97
Correo electrónico: correo
cedhoax.org